La rhinite allergique ou allergie du nez résulte d’une réaction excessive du système immunitaire envers une substance étrangère au corps, nommée allergène. A son contact, la muqueuse du nez (voir anatomie-physiologie du nez), se met à gonfler de façon excessive.

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Les symptômes persistent aussi longtemps que la personne est exposée aux allergènes.
En crise:

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  • -le nez  pique, se bouche et  coule comme de l’eau
  • -on éternue plusieurs fois de suite
  • -on se plaint parfois de tension dans la région des sinus, de toux, d’une altération du goût, de l’odorat et de l’acuité auditive (surtout chez les enfants), de fatigue, d’irritabilité et d’insomnie, lorsque les symptômes durent plusieurs jours.
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Il existe deux types de rhinites allergiques :

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  • la rhinite saisonnière ou rhume des foins, si la rhinite survient de manière intermittente, en réaction au pollen (manguiers,…)
  • la rhinite persistante (ou apériodique), s’il s’agit d’une rhinite entretenue par des allergènes constamment présents dans l’environnement de la personne (acariens, poils chat,…). Les acariens sont une cause très courante de rhinite persistante, ainsi que la poussière, les animaux et certaines moisissures

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Complications possibles

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Même si les symptômes sont légers, la rhinite allergique non traitée peut s’aggraver et conduire à des épisodes répétés de sinusites aiguës, voire à une sinusite chronique. Une rhinite allergique aggrave souvent un asthme existant. Enfin, chez les enfants, la rhinite allergique augmente le risque d’otite moyenne.

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TRAITEMENTS

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Lorsqu’on est atteint de rhinite allergique, il est possible de réduire ou de prévenir l’aggravation des symptômes par différents moyens.

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Réduire l’exposition aux allergènes

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Le pollen et les moisissures

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- Éviter les activités qui exposent à de grandes quantités de pollen et de moisissures, comme la tonte de la pelouse, le fauchage et le sarclage.
- Bien ventiller sa maison, au besoin avec un purificateur d’air muni d’un filtre à particules à haute efficacité ou d’un filtre électrostatique.
- Éviter de faire sécher son linge dehors, car du pollen risque de s’y déposer.
- Maintenir le taux d’humidité à moins de 50 %. Utiliser un déshumidificateur dans un sous-sol non fini ou humide pour empêcher le développement de moisissures.
- Conserver le minimum de plantes et éliminer les pots en argile pour limiter les moisissures.
Note. Les moments où les quantités de pollen dans l’air sont les plus faibles sont de 10 heures le matin au coucher du soleil, ainsi que durant ou après une pluie.

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Les acariens

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les acariens sont des mites microscopiques qui se nourrissent de peaux mortes (squammes). Ils apprécient les environnements chauds et humides. On les trouve là où se déposent les squammes:   matelas,  oreillers,  divans,  tapis et  poussière. Les gens qui réagissent aux acariens sont  allergiques à leurs déjections. Le patient allergique  passe toute sa nuit le nez plongé dans les déjections d’acarien, et s’irrite comme le ferait un patient victime du rhume des foins passant ses nuits dans un champ fraichement fauché…S’il est illusoire d’éliminer tous les acariens, certaines mesures permettent de réduire le contact avec leurs déjections:

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- Laver 1 à 2 fois par semaine sa literie à 60°C
- Recouvrir le matelas d’une housse, l’oreiller d’une taie et la couette d’une housse antiacariens
- Maintenir le taux d’humidité à moins de 50 %.
- Nettoyer les tapis et les moquettes à l’aide d’un aspirateur muni d’un filtre de bonne qualité.
- Éviter les tapis et les draperies abondantes dans la chambre à coucher.
- Il existe des acaricides en aérosol (qui tuent les acariens sans éliminer leurs déjections). Après avoir vaporisé le produit sur les matelas, les tapis, les fauteuils, aérer la pièce à fond durant plusieurs heures avant d’y séjourner de nouveau.
- Pour détruire les acariens et les larves d’acariens logés dans les jouets en peluche, on peut mettre les peluches au congélateur durant 72 heures. Répéter l’opération tous les trois mois.

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Les animaux

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- Ne pas garder d’animaux dans la maison, autant que possible. Les chats sont les animaux domestiques les plus allergènes. Il n’existe pas de chiens ou de chats non allergènes, mais certaines races sont pires que d’autres. Les animaux qui ont un poil laineux provoquent moins de réactions.
- Donner le bain à son animal chaque semaine.
- Éliminer les poils d’animaux du sol le plus souvent possible.
- Garder l’animal hors de la chambre à coucher.

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D’autres facteurs irritants peuvent aggraver les symptômes :

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La fumée de tabac et des feux de foyer.

Les parfums.

La pollution de l’air.

Le vent ou les courants d’air.

Les écarts de température.

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Médicaments

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Les antihistaminiques (Mizollen®, Xyzall®, Aerius®,…) agissent en bloquant la production d’histamine, une substance qui provoque les symptômes d’allergie. Ils soulagent les éternuements, les écoulements nasaux ainsi que les picotements des yeux et de la gorge.
.Les corticostéroïdes nasaux (rhinocort®, Nasacort®, Nasonex®,…) sont des médicaments anti-inflammatoires qui bloquent la réaction allergique.

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Les antidégranulants (le cromoglycate sodique, tels que Cromolyn® et Opticrom®) s’utilisent en aérosol nasal ou en gouttes pour les yeux et agissent en empêchant la libération d’histamine et d’autres médiateurs chimiques, initiateurs des réactions allergiques. Particulièrement efficaces chez l’enfant et bien tolérés, ils semblent jouer un rôle préventif vis-à-vis des réactions allergiques.

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Traitement de désensibilisationdésensibilisation gag

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Lorsque la cause de l’allergie est bien définie et que les traitements médicamenteux ne sont pas efficaces, il est possible d’envisager un traitement de désensibilisation ou d’immunothérapie qui consiste à injecter, sur une période de trois à cinq ans, des doses croissantes de la substance allergène. Ce traitement est particulièrement efficace en cas d’allergies au pollen et aux acariens.
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Chirurgie
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Si le traitement médicamenteux est insuffisant ou en cas d’anomalies anatomiques des fosses nasales, un traitement chirurgical peut être envisagé (voir anatomie- physiologie du nez). La chirurgie est indiquée pour la déviation de la cloison nasale (septoplastie), les polyposes des fosses nasales ou pour drainer des sinus infectés (chirurgie sinusienne endoscopique). La chirurgie, en sectionnant les cornets du nez (turbinectomie), peut réduire les symptômes les plus gênants: nez bouché, qui coule.